L’épisiotomie est une petite incision pratiquée au niveau du périnée, entre le vagin et l’anus, pendant l’accouchement. Elle n’est pas systématique : en Belgique, les recommandations actuelles préconisent de la réserver aux situations où elle est médicalement indiquée.
Les recommandations belges actuelles concernant l’accouchement à bas risque encouragent à limiter les interventions invasives lorsqu’elles ne sont pas nécessaires. Une épisiotomie est donc réalisée lorsqu’une situation médicale le justifie.
Vous avez le droit de savoir pourquoi une épisiotomie vous est proposée et de donner votre consentement lorsque la situation le permet. En revanche, ce droit à l’information ne signifie pas que vous pouvez toujours refuser l’intervention. En cas d’urgence, l’équipe peut devoir agir rapidement pour protéger votre santé ou celle de votre bébé.
Une épisiotomie peut être envisagée lorsque l’équipe médicale estime qu’il est nécessaire d’accélérer la naissance du bébé ou lorsqu’une intervention instrumentale nécessite davantage d’espace.
Elle peut notamment être proposée lorsque :
Il n’est pas possible de savoir à l’avance si vous aurez besoin d’une épisiotomie : la décision dépend du déroulement de l’accouchement.
Une épisiotomie est une incision réalisée volontairement par un professionnel de santé. Une déchirure survient spontanément lorsque les tissus du périnée s’étirent lors du passage du bébé.
Une déchirure n’est pas nécessairement plus grave qu’une épisiotomie. Il existe différents degrés de déchirure, de la plus superficielle à la plus profonde, et leur prise en charge dépend de leur importance.
En Belgique, les déchirures périnéales concernent environ 42 % des accouchements. La majorité sont superficielles et peuvent cicatriser spontanément ou nécessiter seulement quelques points de suture.
L’incision est généralement réalisée sous anesthésie locale lorsqu’aucune anesthésie suffisante n’est déjà en place. Vous pouvez ressentir une pression ou une gêne au moment de l’intervention.
Dans les jours qui suivent l’accouchement, la zone peut être douloureuse ou sensible, notamment lorsque vous êtes assise ou que vous bougez. L’intensité et la durée de cette gêne varient d’une femme à l’autre.
Des points de suture résorbables sont généralement utilisés pour refermer l’incision.
La cicatrisation se fait progressivement au cours des semaines qui suivent l’accouchement. Pour prendre soin de la zone, suivez les recommandations données par votre maternité et :
Une gêne ou une sensation de tiraillement peuvent persister quelque temps. En revanche, si la douleur augmente, si la cicatrice devient très rouge ou gonflée, ou si vous constatez un écoulement inhabituel, consultez votre sage-femme, votre gynécologue ou votre médecin.
Il n’existe pas de délai identique pour toutes les femmes. La reprise des rapports dépend de la cicatrisation, de l’absence de douleur et surtout de votre envie.
Après une épisiotomie, une sensibilité ou une gêne peuvent persister pendant quelque temps. Reprenez donc progressivement, sans vous forcer.
Si les rapports restent douloureux après la cicatrisation, parlez-en à un professionnel de santé. Une prise en charge adaptée peut notamment être proposée dans le cadre de la rééducation du périnée.
Vous pouvez aborder le sujet avec votre sage-femme ou votre gynécologue pendant la grossesse, notamment lors de la préparation à l’accouchement ou de la rédaction de votre projet de naissance. C’est l’occasion de poser vos questions sur les pratiques de votre maternité et d’exprimer vos souhaits.
Vous avez le droit d’être informée et, lorsque les circonstances le permettent, de donner votre consentement avant une intervention. En cas d’urgence, la situation peut toutefois nécessiter une intervention rapide.